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Les gens qu’on aime. 24 novembre 2015.

Julien Callède / Made.com

"Notre plus gros challenge a été de réussir à instaurer une relation de confiance en un temps record."

Julien Callède / Made.com

Avec 200 employés, 43 millions de livres de chiffre d’affaires en 2014 et une croissance annuelle de 60% au compteur, Made.com s’affiche comme l’un des sites les plus prometteurs sur le marché du mobilier design.


Sensee : Bonjour Julien, peux-tu nous présenter Made.com ?

Julien Callède : En quelques mots, nous proposons du mobilier design et de qualité accessible à tous. Pour ce faire, nous avons imaginé un modèle sans intermédiaire. Nous créons directement avec les designers, nous passons commande directement auprès des usines, et nous gérons également la partie commerciale à travers notre site internet, le tout sans coût de stockage puisque la grande majorité de nos produits sont vendus avant même d’être fabriqués. Au final, nous parvenons à vendre nos produits à prix réduits sans faire de compromis sur la qualité, donc tout le monde est gagnant.

S : Comment Made.com est-il né ?

J.C : J’ai rencontré Ning Li – celui qui allait devenir mon associé – à HEC il y a une dizaine d’années. Quand il m’a contacté fin 2009 pour entrer dans l’aventure Made.com, il avait déjà monté myfab, un site de vente de meubles sur internet qui s’était avéré être un succès commercial à l’époque, avant de rencontrer des difficultés opérationnelles. Forts de cette expérience, et avec le soutien de Brent Hoberman, l’un des fondateurs de Lastminute.com, et Chloé Macintosh, notre troisième associée, nous avons peaufiné le concept et c’est ainsi qu’est né Made.com. Le 2 février 2010, j’ai donc démissionné et pris un aller simple pour Londres, assorti d’un abonnement canapé de trois mois chez Ning pour lancer notre affaire !

S : Cinq années plus tard, le groupe affiche une santé insolente. Comment as-tu réussi ce tour de force ?

J.C : Dès le début, nous avons choisi d’aller très vite, car nous savions que la concurrence serait féroce. Nous avons sorti notre premier site en deux mois et demi en proposant une table et deux chaises, puis nous avons lancé une nouvelle collection toutes les semaines. Notre plus gros challenge a été de réussir à instaurer une relation de confiance en un temps record pour éviter l’effet répulsif du “trop beau pour être vrai”. Le bouche à oreille étant crucial, nous avons tout fait pour qu’aucun client, et en particulier les nouveaux, ne soit déçu par la qualité.


S : Y a-t-il un conseil que l’on t’a donné qui te guide au quotidien ?

J.C : Je dirais plutôt une anecdote. Quand j’étais enfant, j’avais dit à ma mère que je rêvais de devenir chef cuisinier. Elle m’a répondu qu’elle ne m’avait jamais vu préparer quoi que ce soit et que ce serait bien de commencer par là. Merci maman ! Grâce à elle, j’ai réalisé que le plus important dans la vie, c’était de faire ce qu’on aime vraiment, en l’occurrence me concernant, de l’entreprenariat.

S : Et aujourd’hui, à quoi ressemble une journée type chez vous ?

J.C : Après être passé par pas mal d’opérationnel, nous avons pu renforcer notre équipe en recrutant notamment Philippe Chainieux, ancien DG de Meetic, comme Directeur général, ce qui nous laisse plus de temps pour nous concentrer sur l’avenir. Chacun des trois associés a son propre terrain de jeu. Ning Li adore plus particulièrement la partie produits, site et retail, Chloé Macintosh a pris un petit peu de recul, et je m’occupe plus du développement international et de l’innovation.

S: Que fais-tu quand tu as un moment pour décompresser ?

J.C : J’adore me balader dans le quartier de Notting-Hill à Londres, et boire une bière au Churchill arms. Sinon, dès que je le peux, je rentre à Nantes voir mes parents. Je ne le fais pas assez mais ça fait un bien fou de retrouver les siens. Enfin, en plus dépaysant, cela fait 4 ans que je pars en vacances à Cape Town, en Afrique du Sud. C’est beau, on y trouve la mer et la montagne à une heure de route, et puis j’aime bien recréer des habitudes en vacances, ça donne une impression d’éternité.

S : Un fil twitter ou Instagram à ne pas rater ?

J.C : J’avoue que je suis resté assez accroché à la presse papier, mis à part TechCrunch que je suis sur Twitter. Et dans un autre genre, le suis addict aux feedbacks de mes clients que j’épluche un par un sans exception…

S : Si te devais faire un vœu, ici et maintenant ?

J.C : Je m’éclate dans ce que je fais, donc j’aimerais que ça continue encore longtemps comme ça !


 

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