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Les gens qu’on aime. 6 janvier 2016.

Caroline Corbasson / Artiste

A la conquête de l’univers

Caroline Corbasson / Artiste

Peindre la voûte céleste ou la face cachée de la lune ? Si la NASA envoyait un artiste dans l’espace, Caroline Corbasson serait certainement du voyage.

Sensee : D’où viens-tu ?

Caroline : Je suis née il y a 26 ans à Saint-Etienne, mais j’ai grandi de l’autre côté de l’Atlantique, aux Etats-Unis et au Canada, au coeur de la nature. Je garde un souvenir inaltérable des phénomènes naturels qui nous entouraient, comme ces ciels violets du Texas, qui présageaient l’arrivée des tornades…

S. : Enfant, que rêvais-tu de faire ?

C. : Je n’avais qu’une occupation : le dessin. Mais pour ce qui est du métier que je voulais faire, c’était médecin ou chirurgien !

S. : Comment s’est développée ta passion pour l’univers ?

C. : Les grands espaces, les paysages de givre canadiens ou encore les vastes déserts des Etats-Unis : tous mes voyages ont, petit à petit, nourri mon imaginaire. Aujourd’hui, ce sont les chercheurs et les physiciens que je rencontre qui attisent ma curiosité et m’ouvrent de nouvelles perspectives.

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S. : Raconte-nous ton parcours…

C. : J’ai étudié cinq ans à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts. C’est dans ce cadre que je suis partie une année à Londres, où j’ai eu le privilège de fréquenter le prestigieux Central Saint Martins.

S. : Qui t’a aidée, inspirée, accompagnée ?

C. : Si l’on ne devait retenir qu’une personne, ce serait peut être Albert Einstein, pour qui l’imagination primait sur la connaissance. Mais il ne serait pas tout à fait juste de ne pas citer également Michael Heizer et son Land Art (NDLR : courant de l’art contemporain qui utilise la nature comme matériau), mais aussi les astronomes et les chirurgiens qui m’inspirent au quotidien.

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S. : En quoi consiste ton travail aujourd’hui ?

C. : Préserver l’isolement précieux dont j’ai besoin pour créer tout en développant mon réseau dans le monde de l’art, cela relève pour moi du challenge quotidien. L’équilibre est en effet très subtil, et ne me permet pas toujours de choisir librement de rester ou non chez moi.

S. : …et que préfères-tu ?

C. : Une journée entière dans mon atelier, à entendre la pluie battre dehors, et découvrir un article scientifique sur l’existence d’univers parallèles…

S. : Imaginerais-tu faire un autre travail ?

C. : Je ne considère pas ma pratique comme un travail mais plutôt comme un besoin qui m’anime et ne me lâche jamais… Je pourrais exercer un autre métier, parce que beaucoup de choses m’intéressent, mais je crois que je n’y trouverais pas mon compte.

S. : Quel est ton rêve ultime ?

C. Voyager, encore et encore, avoir l’énergie de faire de grandes choses et surtout, créer une résidence d’artiste à la NASA !