linkedin twitter viadeo SENSEE blog.

Les gens qu’on aime. 22 décembre 2015.

Alexandra Diez de Rivera / Photographe de famille

Quand la photo de famille sort du cadre.

Alexandra Diez de Rivera / Photographe de famille

Après une première carrière de graphiste, Alexandra Diez de Rivera, 39 ans, change de vie pour devenir “photographe de famille”. Mais pas n’importe laquelle : parents déguisés, grand-mère debout sur la table et enfants chahuteurs, Alexandra twiste les photos classiques, avec audace !

Sensee : Vous êtes née à Genève, avez grandi en Angleterre… Racontez-nous votre parcours.

Alexandra : J’ai passé mon enfance en Angleterre. Déjà, je ne rêvais que d’une chose : faire carrière dans le milieu artistique. A la fin de ma scolarité, je suis donc partie à Paris où j’ai intégré l’Atelier de Sèvres. Je me destinais à devenir graphiste.

S. : Enfant, que rêviez-vous de faire ?

A. : Sans hésiter : de la photo ! Quand j’étais petite, l’appareil photo ne me quittait pas. A l’époque, j’étais complètement décalée, une “originale” comme on dit. Aujourd’hui c’est différent : tout le monde dispose d’un appareil photo, ne serait-ce qu’avec son téléphone portable, que l’on dégaine à toutes les occasions.

S. : Depuis quand êtes-vous photographe professionnelle ?

A : C’est en suivant mon premier mari à Shanghaï, il y a sept ans, que j’ai commencé à considérer ma passion, la photographie, comme un métier. Je ne trouvais pas de poste de graphiste là-bas, alors je me suis lancée dans le portrait de famille. J’ai d’abord fait le mien, puis ça a plu, et les commandes ont afflué de toutes parts ! Aujourd’hui, j’ai déjà photographié une centaine de familles, aux quatre coins du monde.

alexandra-deiz-rivera-2

S. : Quelles sont vos sources d’inspirations ?

A. : Les cinéastes sont ma première source d’inspiration. En particulier, ceux qui cultivent des univers artistiques très forts, à l’image de Wes Anderson ou encore Stanley Kubrick, mon idole ! L’artiste contemporaine Yayoi Kusama est également un modèle pour moi. A 83 ans, cette japonaise est connue pour ses oeuvres “à pois” que j’admire.

S. : Comment concevez-vous vos mises en scène ?

A. : Avant toute chose, je cherche à comprendre l’univers de mes sujets. Pour chacune des familles avec qui je travaille, je demande d’abord des photos et une description des caractères de chacun. A partir de ces éléments, je propose des histoires amusantes et originales. Enfin, nous validons la mise en scène ensemble, afin qu’ils se reconnaissent dans mon travail. Et c’est parti !

alexandra-deiz-rivera-portrait-famille-chasse

S. : Développez-vous un travail personnel ?

A. : J’ai acheté il y a quelques jours un appareil photo Polaroïd. Je veux faire des photos festives de boîtes de nuit, terrasses de café, de restaurants… Je veux prouver que “Paris est une fête”.

S. : Quelle est la partie la plus difficile dans un portrait de famille ?

A. : Le plus délicat est de ne vexer personne ! Mes sujets ne sont pas des modèles habitués à poser. Pour obtenir un résultat parfait – et je suis perfectionniste! – je dois donc ménager tout le monde. Avec les enfants c’est plus facile, car ils ont moins conscience de leur image. Mais si quelqu’un se braque lors du shooting, cela peut compromettre le résultat… alors je cherche toujours à maintenir une humeur légère.

S. : Et le plus facile ?

A. : Rencontrer mes clients, découvrir leurs univers.

S. : Changeriez-vous de métier ?

A. : Pour rien au monde ! Je n’attends qu’une chose : que mes trois enfants grandissent et quittent la maison pour transformer leurs chambres… en chambres noires !

alexandra-deiz-rivera-portrait-famille-magie

Retrouvez les portraits de famille décalés d’Alexandra Deiz de Rivera sur alexddr.com